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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:44

Je suis tombé sur cette question par hasard en surfant et je dois dire qu’elle m’avait interpelé et j’ai tout de suite pensé qu’il était important pour moi d’y réfléchir. En effet, cette question m’avait déjà effleuré l'esprit mais je n’avais jamais  pris plus de 5 minutes pour y répondre. Pourtant, je pense qu’il faut que je m’y penche sérieusement car j’y trouverai peut-être une réponse à mes problèmes récurrents qui m’empêchent de progresser et d’avoir des résultats significatifs.

Pourquoi je dis ça ? Parce que je me rends compte que je fais beaucoup d’erreurs évitables et je ne comprends pas pourquoi je n’arrive pas à me discipliner et à les éviter… Sans cela, je ne pourrais pas progresser.

Allez ! Je vous fais part de ma réflexion personnelle mêlée à une présentation des attraits du poker...

 

J’ai d’abord commencé à jouer pour la convivialité de se retrouver entre potes autour d'une table tout en pouvant discuter et boire un coup... Puis m’est venu l’envie d’aller plus loin, d’ailleurs mes potes, et je le regrette, ne m’ont pas suivi et je me suis mis à étudier la technique et inscrit dans un club puis un autre afin de m'améliorer (d’ailleurs cette année vont être mis en place des tables techniques et des variantes et j’espère pouvoir apprendre beaucoup…). C’est donc devenu une passion que j’aime toujours faire partager même si mon entourage, encore une fois je le regrette, n’y adhère pas…

 

J’aime tout dans ce jeu.

 

C'est d'abord un JEU pour se divertir, qui permet de se vider la tête pour ne plus penser qu’au poker après… lol !

Les bases du jeu sont simples mais la progression pour devenir meilleur que la veille est infinie. Il y a tellement de points cruciaux à travailler que ça en fait sa richesse. On sait qu’on a toujours des choses à apprendre. Apprendre autant de ses victoires que de ses défaites…

 

Il y a la stratégie sans cesse renouvelée et qu’il faut adapter.

Il y a la communication, les relations interpersonnelles (établir le portrait des diverses personnalités autour de la même table) et qui sont un atout pour moi en live et que je ne bénéficie donc pas online...

Il faut du mental (ne pas être également son propre adversaire par exemple), de la psychologie pour affiner sa stratégie : dominer une table ou se faire oublier, jouer les « mentalistes », cacher ses émotions notamment le contrôle qu'un jeu gagnant ou un bluff impliquent…

Le jeu peut être convivial ou, à contrario, on peut s'isoler pendant des heures en ne parlant à personne.

 

J'aime à penser qu'il y a toujours la bonne solution, le bon choix à prendre et ce que j'aime particulièrement c'est qu'on est seul à prendre la décision, si on se loupe, on ne peut s'en prendre qu'à soi-même. Et quelle réjouissance lorsqu'on prend la bonne décision (bonne lecture, bon calcul, bon timing).

 

 

Il faut être conscient de la variance, le fameux 30 à 40% de chatte, impondérable qui fait la magie de ce jeu tout en rendant fou chacun d'entre nous… Il me faut donc essayer de dominer la chance en développant une ou des stratégies pour être plus fort que le hasard. Ça j’aime ! Mais parfois, c’est dur, très dur et c’est ce qui rend le poker si violent… et comme on dit : le poker est un sport violent qui se joue assis...

 

J’ai l’esprit de compétition mais je n’arrive pas à réellement l’avoir online tant que je n’ai pas un objectif réel. Je m’explique : jouer contre des pseudos ne me motive pas, les gains à gagner, je n’arrive pas à me les « accaparer ». Par contre, quand je joue contre quelqu’un que je connais dans un même MTT online, je veux toujours faire une meilleure perf que lui… c’est vraiment bizarre…

Cela voudrait donc dire que je ne joue pas pour l’argent ???? Je ne crois pas pourtant donc cela veut dire qu’il faut que je m’améliore notamment au niveau de ma concentration et de ma patience qui sont les clés de ma possible réussite !  

Je pense être sur la bonne voie sinon je n’aurais pas cette réflexion… enfin j’espère !

Je dois développer cette patience et cette discipline. Mais comment faire ???

 

Il y a le côté mathématique du poker lequel est indispensable à toute prise de décision et qu’il faudrait que j’améliore.


Moi qui aime les montées d'adrénaline lorsque je découvre des bombes atomiques, lorsque je touche mes cartes ou simplement des cartes qui me font jouer et l'amour du risque, je sais que cela passe par des challenges de plus en plus « évolués »et pour cela, il faut que je m'améliore afin de monter ma BR...


Quelle que soit notre origine, notre classe sociale, chacun peut gagner. Il n'est pas nécessaire d'avoir un bac+5 (dommage !! lol !), pas besoin d'avoir une grande culture, pas besoin d'avoir une mémoire astronomique (ouf !!! lol !). Le poker fait appel à toutes intelligences aussi différentes les unes que les autres et chacun d'entre nous possède la sienne propre. 

 

Grâce à la possibilité de "chiffrer" ses résultats, je me fais un point d’honneur d’être un joueur gagnant : il a toujours été hors de question pour moi d’être le pourvoyeur de fonds des autres. Ainsi, à l’heure actuelle, cela est ma seule satisfaction « quantifiable » au poker : j’ai gagné plus d’argent que je n’en ai perdu et c’est déjà pas mal…

 

 

Voilà, à l’instant T, ma réflexion qui va bien sûr s’étoffer et s’affiner au fil du temps, c’est tout l’intérêt !  

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 14:25

BON BAH ça fait un bail que je n'avais pas posté mais comme je poste pour moi même c'est normal !!!

 

pas grand chose de neuf depuis et c'est pour ça...

ah si 3 super mauvaises sessions à Wagram qui m'ont terriblement amputé ma BR pour 2011 !!!!!!!

va falloir se reprendre... car je suis passé de plus de 1000 euros de bénef' à juste 400...

 

grrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!

 

je n'arrive plus à engranger les bons résultats sur le net et je ne joue presque plus en live à part pour perdre donc dur dur...

 

sur le net, je joue presque que sur pokerXtrem et je n'arrete pas de faire le yo-yo enchaînant les bonnes et les mauvaises sessions, c'est halluccinant... bon je fais encore pas mal d'erreurs mais la plupart du temps, je prend les bonnes décisons et boum ! DMC !

 

il va falloir que je me replonge dans mes bouquins et que je revois mes sessions pour voir ce qui ne va pas... il me manque aussi des bons potes avec qui je pourrais échanger et travailler mon poker...

en attendant, je kiffe toujours autant les BD de cet auteur !!!

 

plusev20090920.gif

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:43
je vous laisse le lien et j'espère pour les maigres lecteurs de mon blog avoir vos commentaires...

http://www.poker.fr/actualites-poker/2010/01/07/taille-piece-000814.html

Taillé en pièce


08 Janvier 2010 10H12 par Loïc Sabatte

Chaque vendredi, Loic Sabatte, le fondateur de Poker.fr signera une petite chronique pour Poker.fr. Dans la première « Chronique de Loic » il revient sur une partie jouée entre amis…

Je me rends chez un ami tous les lundi soirs depuis de nombreuses années pour une partie de « cash game » endiablée. La bonne humeur règne à cette table depuis toujours et c’est un vrai plaisir que de retrouver mes compagnons de jeux. Des joueurs qui ont évolué ensemble et qui ont tous le même niveau…la différence se faisant uniquement sur le caractère des uns et des autres.

Je ne me suis jamais rendu à cette partie avec la conviction d’y prendre de l’argent mais surtout pour m’amuser et passer une bonne soirée. Les écarts ne sont jamais conséquents, tout au plus un millier d’euros, ce qui est finalement tout de même très intéressant quand on les prend… Ce qui motive une partie c’est l’argent bien sûr, mais aussi l’ambiance… non ?

Quoiqu’il en soit ce soir là, le jeu a commencé plutôt calmement, l’ambiance n’était pas très festive et les joueurs plutôt sérieux. Je joue serré et attend mon heure, pas de bluff et pas de piège de ma part. Pour les autres joueurs, c’est une autre histoire, ce qui est au départ une partie entre amis tourne ce soir là en affrontement d’égo. Les coups foireux se succèdent et ce n’est jamais le favori qui remporte les coups. Les pièges deviennent la coutume de la soirée et les esprits s’échauffent, au bout d’une heure de jeu seulement, les recaves se succèdent pour arriver à une tirelire totale de plus de 10.000 €… Incroyable ! Je me suis rendu compte de cela parce que j’aime être cavé à hauteur de la moyenne sinon à hauteur du plus gros tapis pour ne rien rater. Je soupçonne le whisky d’être à l’origine de cette partie de dégénérés ! Je me recave donc à 3000€, hauteur du plus gros tapis.

Et la partie continue. Je suis quasiment sur la touche, je ne vais rien voir, les coups deviennent trop énormes. Sur des blindes 2/4, la première relance est de 22 … Relancer à 122 suivi 5 fois. Il n’y plus rien à calculer, tout le monde va chercher tout et n’importe quoi, les flops n’amènent pas de grosses cartes et c’est l’arrache qui prime, à grand coup de jetons bien sûr !

Une heure avant la fin prévue de la partie, la cave moyenne est de 2750€ pour 9 joueurs. Je vous laisse calculer la tirelire… Le plus gros tapis de la table est de 17000€ environ et je ne suis qu’à 7000€… Je recave donc de 10.000€… A crédit, puisque je ne me ballade pas avec ce genre de somme sur moi. La question que je ne me suis pas posé à cet instant est pourquoi est ce que cette partie d’ordinaire sympathique s’est transformée en monstre de stress, d’adrénaline et de rythme cardiaque à 200 battements par minute?

Je perds 2000 € dans l’heure jusqu’au dernier coup de carte annoncé… Ma cave est de 15.000€, et seul un joueur me devance avec 22.000€ devant lui. Un coup normal, du moins pour ce soir, se joue alors :

Je suis de grosse blinde, le joueur à ma gauche relance de 40 € et tout le monde pense qu’il cherche à arracher ce qui sera le dernier coup ! Il est suivi 5 fois jusqu’au joueur au bouton (le chip leader) qui relance à 1000€. La petite blinde qui n’avait mit que 2 € suit, une relance de 500 fois sa mise ! Je découvre dans ma main .

1000€ sur mon tapis ne représente pas grand-chose d’autant que nous avons été obligés d’utiliser les jetons de 1 pour les 1000, je décide donc de suivre. Tous les autres joueurs  suivent également, même ceux qui n’ont « que » 3000€ de tapis, ce qui vous donne un indice sur la débilité de la partie.

Le pot fait donc 10.000€… Tout le monde connait maintenant le montant d’une mise post flop qui ne sera pas un chiffre, mais bien un « tapis ».

FLOP : 

La petite blinde check et je check, sûr que quelqu’un va relancer derrière moi… Check / Check / Check / Check… J’ai soudain l’impression que tout le monde vient de prendre conscience de la débilité de cette partie sur le coup le plus monstrueux que nous ayons tous jamais joué. J’en suis persuadé maintenant, tout le monde va checker jusqu’au bout… Et non ! Le bouton, notre chipleader et, en dehors de la table, mon meilleur ami mise son tapis.

La petite blinde passe et, déconcerté mais bien lucide, je paye instantanément. Nous sommes en tête à tête et je sens que ce coup va à jamais changer ma vision du poker.

Je retourne mes cartes en espérant que lui aussi possède 7 et 8 et qu’il ne tombera pas de cœur. A ce moment précis, je sais que nous sommes tous conscients de ce qui se passe. Il retourne .

Turn :
River :

Et là, ce sont des sensations si profondes qu’elles sont quasiment indescriptibles, le silence règne et, dans tous les yeux on peut lire : « Plus jamais cela ! » Alors pourquoi aujourd’hui ?

Je pense alors à une tonne de choses et je me frappe la tête contre la table de poker assez violemment… J’ouvre les yeux, tout est noir, j’ai très mal au front, je suis allongé…

Je suis dans mon lit et je viens de me taper la tête contre ma table de nuit  pour la énième fois. Paradoxalement, je ne jure pas, pire, je souri !

Ceux qui me connaissent savent que je ne joue jamais ce genre de partie et que je ne les jouerais jamais.  Le cash game a toujours été pour moi un plaisir mais il faut garder à l’esprit que pour s’amuser, on ne doit jamais jouer au dessus de ses moyens !

 


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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 11:24
un 'tit article pour vous parler d'un joueur arrivé à mon club en fin d'année dernière et que j'ai eu la chance d'avoir à ma table dès son premier tournoi au club.
Il m'a fait tout de suite une grosse impression mais n'étant pas moi même un grand joeur, je n'étais pas alors en mesure de réellement juger son niveau. Mon jugement n'était pas du tout mauvais et la suite au club et la découverte de son passé de pokeur n'ont fait que le confirmer.

allez jeter un oeil sur son blog, vous le le regretterez pas :
http://camile.vefblog.net/

je vous conseille son dernier article qui résume bien le bonhomme :
(avec son accord, je le mets ici non pas pour que vous n'alliez pas sur son site mais parce que je suis d'accord avec ce qu'il dit et que je veux l'avoir dans mon blog! ;-D)
c'est un peu long mais ça vaut le coup !


Sois empathique et ferme ta gueule !

Le poker est souvent la cause de nombreuse discussions voire disputes. Quand c'est une discussion stratégique c'est intéressant, quand c'est une joute verbale due à la déception des uns ou la susceptibilité des autres alors c'est souvent sans intérêt voire même néfaste pour les relations extra-pokeriennes.

A mes débuts, j'ai longtemps été un donneur de leçon. Le gars casse couilles qui essayaient d'expliquer aux autres pourquoi ils avaient mal joué. Et surtout pourquoi c'était encore plus mal joué de m'avoir sorti du tournoi de cette manière. Sur le plan stratégique, j'avais surement raison, car je comprenais mieux le jeu que la moyenne de mes compagnons. Mais sur le plan de la morale et de la classe je n'avais rien compris.

Il m'a fallu du temps pour intégrer quelque chose. Alors que je jouais un tournoi live, j'ai vu un joueur gagner un pot colossal. Et en abattant ses cartes, il a sauté en l'air et a dit : « j'ai full !». Pendant plus d'une minute, i l est resté à regardé ses cartes sans même porter attention au pot qu'il venait de gagner. Ce jour, j'ai compris pourquoi ce joueur faisait des horreurs à tous le monde et pourquoi il payait toujours des trucs qu'il savait lui-même impayable. Tout simplement, parce que même s'il jouait pour gagner de l'argent et le tournoi, ça motivation première était de faire de belles combinaisons de cartes. Voilà ce qui le faisait vibrer dans le poker ! Voila quelle était sa motivation première !

Et oui, il y a une notion que peu d'entre nous intégrons dans nos parties. Ce sont les motivations des uns et des autres. C'est pourtant un aspect primordial du jeu. Sans cerner la motivation de notre adversaire, non seulement on ne peut pas en tirer une exploitation maximum, mais en plus rien ne sert de lui donner des explications ou de lui faire des reproches sur sa façon de jouer.

En effet, si un gars paye un 3bet all-in avec 67s avec une profondeur de tapis de 100BB. De quel droit puis je me permettre de lui expliquer que c'est super mal joué une fois qu'il a tiré sa quinte à la river et m'a craqué ma paire d'as ? La réponse est que je n'en ai aucun droit et ceux pour plusieurs raisons. La première est évidente. Je ne souhaite qu'une chose c'est que cette situation se reproduise tous les jours. Alors comment puis reprocher un call à quelqu'un, alors qu'avant que la river montre sa quinte je me frottais les mains. La seconde qui est dans notre propos ici, est que quand moi je joue en essayant de prendre les meilleurs décisions qui me permettrons de tirer le plus grand profit, mon adversaire ne joue pas pour ça. Dans mon référentiel, il a effectivement mal joué, mais dans le sien c'est le coup le mieux joué de sa soirée. Car qu'est ce qui fera faire de beaux rêves à ce type de joueurs en se couchant ? Pour certains ce sera la satisfaction d'avoir infligé un gros bad beat, pour d'autres le plaisir d'avoir eu une intuition extraordinaire. Et le fait d'avoir tiré leur quinte à la river, remplira de joie ces deux types de joueurs. Alors je me répète, mais de quel droit puis-je imposer à autrui la manière dont il doit tirer du plaisir en jouant au poker ? Qui suis-je pour me permettre de dire à l'autre ce qu'il doit rechercher pour passer un bon moment en jouant ? Je ne répondrais pas à cette question, car la réponse est pour moi évidente.

Un dernier exemple plus récent pour illustrer mon propos. La semaine dernière, je jouais un tournoi au club 3.14. A plus de 2 h du matin, nous n'étions plus que 3 sur la cinquantaine de partant. Le chip leader qui me couvrait de quelques jetons avait déjà manifesté son agacement à une ou deux reprises sur l'heure qui se faisait de plus en plus tardive. Il relança ma grosse blind comme il l'avait fait plusieurs fois. Son éventail était assez large, mais il n'était pas anytwo non plus. J'ouvrie 66 et je pris le temps de la réflexion. Difficile de folder cette main à trois avec une profondeur de tapis qui ne devait pas dépasser les 15 BB. Je savais que je ne pouvais pas me contenter de payer hors position, mais il me paraissait sous optimal de folder ma main ici. Avec une paire et de la fold equité, j'ai décidé d'envoyer le tapis en sachant que son éventail de call serait beaucoup plus large que d'habitude à cause de l'heure tardive qui commençait à l'agacer. Il a hésité un moment et après un « il est tard, ça commence à me souler ! » il a payé. C'est la phrase que je ne voulais pas entendre, car il n'avait pas besoin de retourner ces cartes pour que je sache que je me retrouvais en situation de coin flip. Lorsqu'il retourna A8, on entendit, parmi les observateurs encore nombreux, plusieurs voix qui s'élevèrent en disant : « quoi tu payes avec ça ! ». Ce coup fut mon dernier coup de la soirée et je quittais la salle en entendant quelques critiques sur le call de mon adversaire. Premièrement, bien que borderline je ne pense pas que ce call soit si horrible que cela. Mais surtout ce gars était fatigué et vraisemblablement, la perspective de se réveiller le lendemain matin la tête dans le cul pour aller bosser ne l'enchantait pas du tout. Qui pouvait lui reprocher d'écourter les débats ? Pas moi en tout cas. Je comprends tout à fait que passer une journée entière à bosser en ayant dormi un minimum de temps soit plus important que gagner un coup de cartes. Le poker ce n'est qu'un jeu après tout !

Sans entrer dans des situations extrêmes comme le premier exemple ou dans des cas un peu particulier comme le dernier, de la même manière j'essaye au maximum de ne plus juger les décisions stratégiques des autres, en tout cas jamais à haute voix. En regardant d'autres joueurs avoir des résultats avec des styles très différents du mien, j'ai compris qu'il n'y avait pas qu'une seule manière de jouer un tournoi de poker. Surtout quand ses styles me paraissaient de prime abord sous optimale. C'est souvent la réussite qui faisait gagner ses joueurs sur des périodes plus ou moins longues, mais parfois c'est tout simplement qu'ils maitrisaient des notions que je ne connaissais pas ou ne maitrisais pas. Entre deux joueurs qui ont la même motivation : gagner, il y a parfois des différences de niveau ou de philosophie, voire même de logique, qui poussent ces deux joueurs à prendre des décisions radicalement différentes. Certes les mathématiques permettront très souvent de choisir ou départager la meilleure décision. Mais la science du poker relève quelque part des sciences humaine et on ne peut donc pas tout mettre sous forme d'équation, car certain paramètres sont trop incertains. Le poker n'est il pas un jeu d'informations incomplète ? Et quand on parle d'information incomplète on ne parle pas que des cartes. Voilà pourquoi réfléchir avec sa propre cervelle dans la tête d'autrui est une grave erreur qui peut nous pousser à prendre les pires décisions.

Voilà maintenant plusieurs années que je suis un camardes de jeu respectable à une table de poker. En d'autres termes, depuis que j'ai compris tout cela, je ne casse plus les couilles à personne, en tout cas plus sur la manière de jouer des autres. Maintenant, je me dis que chacun fait ce qu'il veut de ses jetons et je ne me permes plus de critiquer la façon de jouer d'autrui. Et si je le fais, j'essaye d'être le plus courtois possible et c'est parce que je pense qu'une discussion stratégique enrichissante peu s'engager entre moi et mon interlocuteur. En plus de soulager mes camarades de jeu, j'avoue être le grand bénéficiaire de se changement de mentalité. Les sorties des tournois se font plus en douceur et je vis beaucoup mieux le poker et ces aléas.

En conclusion, je dirais qu'en plus d'être une faute stratégique énorme, ne pas tenir compte de la motivation et de la manière de penser d'autrui à la table est une méconnaissance du jeu qui pousse souvent certain d'entre nous à des scandales et des dialogues de sourds qui n'ont pas lieu d'être. Tout simplement, car bien souvent nous ne parlons pas le même langage.

Cet article m'a été inspiré par mes expériences récentes au club 3.14. Depuis que j'y joue, je retrouve régulièrement les bonnes ambiances du jeu live et les travers qui vont avec : les frustrations, les agacements et les petits scandales qui en découlent. Combien de fois ai-je été critiqué sur ma manière de jouer en prenant des gros pots ou en sortant des joueur s? Souvent les critiques était injustifiées et était due à la déception ou à l'ignorance de mon adversaire. D'autres fois, elles étaient justifiés, Mais connaissait-il ma motivation première à ce moment pour se permettre de porter un jugement sur moi ;-) ?


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